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lundi 5 décembre 2011

Vamos al Container!
Afin de forcer la chance, nous allons sur la côte pour tenter d’accélérer le déchargement du container.
La route Windhoek - Walvis Bay est magnifique. La sécheresse extrême nous pousse cependant à faire un don à cette nature qui, nous, l’espérons, va nous le rendre ces prochains jours.
Opal, Louis et Jerry faisant don de leur personne...

Maintenant que nos vessies sont vides... il s'agit de les remplir..

Swakopmund... on a connu pire! 

L'Atacama (=Container = Carbone = joie) est arrivée à Walvis Bay!

On décide demain la suite des opérations.... Stay tuned!


dimanche 4 décembre 2011

On y est... presque!

Voilà, nous avons foulé la terre promise!
Arrivée à Windhoek sous un orage dantesque. Transfert "pittoresque" dans une espèce de wagon à bestiaux afin d'éviter d'être emportés.... Laaaaafrrrik!
Orage à Windhoek (Photo L. Zahn)

1/2 heure plus tard.... Soleil et cumulus!
La suite du programme: Walvis Bay pour faire accélérer le dédouanement des ailes qui doivent être arrivée aujourd’hui.


vendredi 16 septembre 2011

C'est reparti pour un tour !

Cela va faire bientôt deux ans que je consulte ce Blog avec une nostalgie qui me fiche chaque fois les frissons...
Un seule remède: y retourner!
Alors voilà, on charge le container mi-octobre et rendez-vous dès le 3 décembre pour un mois d'aventure (c'est sûr...) et de beaux vols (on l'espère...).
A très +
Yvan
On vous l'avait bien dit qu'on reviendrait! (We will be back en langage Terminator)

mercredi 30 décembre 2009

La Suite.....

Voici le nouveau blogg (de Vianney) pour suivre les aventures de nos petits camarades

C EST ICI

dimanche 27 décembre 2009

les suites de nos aventures sont provisoirement ici:
http://www.delta-club-les-ramiers.fr/blog/
Vianney doit nous concocter un blog
a très bientôt
Fred

vendredi 25 décembre 2009

Amis deltistes, attention ! Voler en Namibie comporte des risques. Sur place, bien sûr, mais surtout... au retour !

Je suis rentré depuis 3 jours à peine, des rêves encore plein la tête, et je me dis que je pourrais peut-être squatter le blog de mes copains d'aventure pour vous parler non pas du séjour en Namibie (vous avez déjà tous les détails grâce aux photos et récits de mes camarades), mais plutôt de mes impressions et pensées une fois rentré à la maison.

Chaque sport comporte son spot mythique, sa localisation de rêve. Par exemple, pour le surf : Hawaii, la planche à voile : Altamar, la plongée : la Mer Rouge, le ski : la neige froide et poudreuse du Canada, le ski de randonnée : La Patrouille des Glaciers, le parapente : la Red Bull X Alps, et pour le delta enfin, je viens de le découvrir, la Namibie.

Je réalise depuis mon retour la chance que j'ai eue de voler dans cette région idéale, avec une logistique parfaite et la complicité d'une météo incroyable qui nous propulsait à des altitudes inavouables et nous offrait des glissades entre les thermiques de plusieurs kilomètres, le tout à des vitesses hallucinantes.

Ah, boire plus de bières que jamais auparavant et avoir encore et toujours soif, bouffer de la poussière à longueur de journée au point que je la sens encore dans mes poumons, ressentir l'air brûlant du désert au sol sur le pad puis, peu de temps après, l'air glacé à une altitude plus haute que le Mont-Blanc, air glacé qui transperce toutes les couches de vêtement et vous laisse tout grelottant mais heureux, se faire balader dans les thermiques tellement fort qu'on en perd la barre de contrôle trois fois de suite avant de comprendre les nouvelles règles du jeu, suivre les nuages qui forment, comme par enchantement, une rue, une plutôt une avenue, voler, glisser et se retrouver à des kilomètres de là, jouer avec les éléments pendant plus d'heures que jamais avant, et soudain se rendre compte que le soleil se retire et nous gratifie d'une luminosité à rendre mélancolique le moins sentimental des deltistes !

J'ai joué la plus belle partie d'échec de ma vie, avec et non pas contre Dame Nature, et j'en suis encore tout éboui. Le résultat le plus favorable, par définition, ne peut-être qu'un match nul !

Par contre, maintenant, je regarde le Jura et le Salève, et je me dis...à quoi bon ! Espérons que je revienne à de meilleurs sentiments.

mercredi 23 décembre 2009

gros minou


a l'image des thermiques ici les chats sont gros et gentils :-)

Fred

Les vacances paradisiaques sont terminées. Voici quelques impressions à chaud - si l'on peut dire dans ce décor enneigé et ma vieille maison mal chauffée:
Bien sûr je suis parti en Namibie assoiffé de kilomètres, de records personnels à battre, mais aussi, et surtout pour y vivre des sensations fortes. Malgré une météo médiocre (beaucoup de vent, peu de cum, une seule très bonne journée en trois semaines) j'ai été comblé sur tous les plans. Pour peu que le vent nous permette encore de monter les ailes, il était toujours possible d'effectuer de merveilleux vols jusqu'à la tombée de la nuit, avec des thermiques exigeants en fin de matinée, généreux en début d'après-midi pour devenir petit à petit monstrueux: quelle sensation de faire 3000 mètres de gain dans du +6 en pilotant d'une main et photographiant de l'autre! Et les vols qui me laisseront les meilleurs souvenirs ne seront pas les plus longs, mais ceux qui m'ont emmenés à la découvertes de ces paysage lunaires de l'ouest vers le désert du Namib, ou sur le volcan éteint de Bruckaros.
Malgès les fréquents dust devil, dangereux au sol (une pensée pour mon pauvre VR) et pendant la phase de remorquage (une autre pour Thierry…) et les forts vents rendant les pliages de l'aile solitaires très délicats, l'aérologie, bien que puissante, ne m'a pas paru malsaine comme elle peut l'être sur nos spots de montagne tels que Fiesch ou Saint-André par exemple. Maria Callas est venue squatter mon vario!
Trois semaines de contrastes incroyables aussi. Contrastes de notre quotidien entre le confort douillet de notre hébergement et les dures conditions de vols: torréfaction sur le pad, cryogénisation dès 5000 mètres! Contrastes des paysages avec des îlots verdoyants perdus dans ces immensités minérales. Et contrastes de cette Afrique quasi féodale où une minorité (blanche) exploite une masse de travailleurs infantilisés par plusieurs siècles de domination.
Tant d'autres souvenirs se bousculent dans mon cerveau ramolli par 20 heures de boite à sardines volante: les animaux, les dunes, la super ambiance de camaraderie et d'entraide de notre petite équipe, l'accueil extraordinaire que nous avons eu à la ferme, la gentillesse du personnel et le dévouement sans borne de Lynn et Gina (les filles du propriétaire) pour aplanir toutes les difficultés que nous avons rencontrées. Mais je voudrais surtout exprimer mon admiration et ma reconnaissance pour notre coach vénéré Fred Pignet. Admiration pour son enthousiasme et son énergie: les problèmes (et ils n'ont pas manqués…) semblent agir sur lui comme une compression d'un ressort interne, se détendant aussitôt sous la forme d'un large sourire, puis d'une combativité tenace pour les vaincre. Reconnaissance pour les conseils, les encouragements, les récups (avec toujours une bière bien fraîche dans la main), pour les efforts entrepris alors qu'il nous croyait perdus et mourants dans le désert, et bien sur pour nous avoir permis de vivre une aventure aussi extraordinaire.


Donc, amis deltiste aguerris et autonomes, si vous en avez l'occasion, n'hésitez pas: la Namibie sera une des plus belles expérience de votre vie!

dimanche 20 décembre 2009

Namibie: FAQ

Aérologie : pas d’orages mais beaucoup de vent (de 4 à 8 nom de D… sur l’échelle ouverte de R. Leuba), au sol et en altitude. 7/10
Burgsdorf : le PA..RA..DIS.  Que du bonheur ! Chambres individuelles climatisées, piscine, paillote de style africain, Gin Tonic (contre la malaria…) à volonté.  10/10
Bombardier : fabricant de moteurs renommé. Et vas-y que je te bichonne l’allumage… mais oh que vos bougies on l’air humides… et que voilà des bobines qu’elles ont une impédance  faible… Fred à développé une véritable amitié avec ces engins, peut être même plus puisque qu’il a passé plus de temps dans le hangar que dans sa chambre. 1/10
Cums : Denrée très rare durant ces 3 semaine. 4/10
Désert : LA révélation (pour moi en tout cas…). Survoler la balise de Betta fut la plus intense expérience du séjour. Paysage somptueux et sérénité. 10/10
Eric : P’tit jeune qui monte, notre doublure de James Bond s’est montré à la hauteur de ses ambitions (de dieu de dieu…). Compétiteur dans l’âme, sa hargne a fait la différence. 8/10
Fred : Surnommé « Herr General », c’est notre G.O. Sa grande gueule n’a d’égal que sa générosité et son souci de ramener tous ses « poussins » au nid. 10/10
Ingénieurs Rotax : z’ont intérêt à planquer leurs miches… ceux-là. 2/10
Laurent : Docteur Carbone. Beaucoup de travail tout au long du séjour. Et vas-y que je te pète une nervure… et vlan le dust qui envoie le volet sur le dolly… visière du casque baissée et boum le carton qui fusille la barre de contrôle (chez nous on dit « claudscheriser »)… Bref, un chiffre d’affaire tout à fait honorable. 10/10
Pad : A mi-chemin entre Cap Canaveral et Roissy, c’est LA piste idéale pour le remorqué. Afin que cela ne soit pas trop monotone, nous avons été obligés que de placer nous-mêmes différents objets (voitures, tentes,…) pour entraver artificiellement les décollages( !). 10/10
Radio : Aïe ! Une galère de tous les jours. La combinaison Icom V85 + antenne coax dans le sangle de harnais semble la meilleure. Antenne télescopique au sol in…dis…pen…sable. 6/10
Romain : « Notre » garçon de piste préféré. Infatigable pourvoyeur de l’indispensable glacière et grand conducteur de Quad devant l’Eternel. Toujours disponible et de bonne humeur (la génétique…). 10/10
Récup : Peu utilisée en fait. Efficacité exemplaire (merci Fred)… pour autant qu’elle dispose des bonnes coordonnées. 10/10
Statistique:  270 heures de vol et plus de 6000 Km de distance pour les 6 pilotes. On hésite à calculer la compensation Carbone de tout ce bazar... moment de honte... vite passé.
Suisses : Plus habitués aux verts pâturages jurassiens qu’au désert namibien, ils ont mis du temps avant de trouver leurs marques. Pas trop l’esprit de groupe, un petit peu chacun pour soi, mais de braves p’tits gars quand même. 8/10


C'est fini pour cette année... mais j'implore Laurent de m'accompagner l'année prochaine ;-)

.... et il a l'air d'accord !

samedi 19 décembre 2009

Le vilain petit canard... (L. Mesnier)

Seul au milieu d’un groupe de rigides et sans les inconditionnels du flex comme Jean, la référence quasi-mondiale, ou François, le désormais célèbre réalisateur primé à St Hilaire, je développe un léger complexe de vilain petit canard qu’ils exploitent sans vergogne, Fred en tête, pour me convaincre de passer au rigide : T’es trop vieux, c’est trop dur, tu verras c’est génial… ! Même José, après s’être cassé le pied, était prêt à me faire essayer le sien moyennant un virement sécurisé sur une banque suisse…on prend des risques mais on reste raisonnable !
J’ai choisi de décoller en dernier chaque jour, une vieille habitude prise en Espagne. Nous sommes peu nombreux et il faut assurer la sécurité de l’ULM et des ailes en attente de décollage contre les dusts. Le flex moins vulnérable et plus rapide à monter reste plié sur le trapèze jusqu’au décollage de l’avant dernier des suisses carbonifères. A l’occasion, je peux aussi assurer quelques remorqués pour laisser souffler Fred qui se donne à fond...et surchauffe parfois mais moins que ses moteurs.
Sur le pad, les dusts sont heureusement peu fréquents mais certains nous ont visés délibérément comme celui du 14 décembre dont la quille de Laurent a fait les frais. Avec Romain, le fils de Fred, chef de piste qualifié, on en a même vu un qui a visé les deux dernières ailes au sol pourtant séparées de près de 150m ! Objets (in)animés avez-vous donc une âme qui s’attaquent à nos ailes...apparemment oui !
Mes ambitions sont modestes car je manque d’entraînement et si j’arrive à battre mes records perso qui sont de 282 kms en DL et 202 kms en AR, ce sera super. J’étais de la première Namibie, celle de Janvier 2008, autant comme pilote remorqueur avec Sergio que comme pilote de flex et revenir ici est une grande joie. Il y a deux ans, j’avais pu faire deux choses qui sont rares pour un pilote basique de Midi-Pyrénées :
Monter en thermique hélice calée en trainant la ligne jusqu’à plus de 3500m après avoir largué le dernier pilote dans un 6m/s large et régulier dont j’ai profité avec lui...
Compter les animaux du « game park » (14000 ha =10x14 kms) en emmenant Nico, le  gendre d’André qui avait pu en repérer près de 500 de toutes espèces en 2 heures de vol ! Nico est décédé accidentellement deux mois plus tard en travaillant à faire de Burgsdorf l’hébergement idéal pour nos activités. J’ai une pensée pour lui quand que je survole le parc.
Le début de séjour a été un peu difficile avec une hélice cassée en piste et un moteur en sortie de révision qui nous a lâchés après quelques heures de fonctionnement. Le vent aussi s’en est mêlé pendant quelques jours mais le 14 décembre, les conditions ont été exceptionnelles. J’ai pu faire un triangle plat de 212 km avec montée à plus de 5800m. Je n’exploite pas les capacités de la Moyes RS4 au maximum mais j’en apprécie la maniabilité en thermique et la facilité à l’atterrissage.
Hier le 18, j’ai pu convaincre Laurent de m’accompagner dans une aventure de distance libre et nous avons parcouru, lui devant et moi derrière des paysages splendides quoique peu habités, le clou du spectacle étant le cratère du Brukkaros. Pendant ce temps, Yvan et Thierry (merci à eux !) nous courraient après dans la poussière avec « Car 2 » (700 kms de récup).


Le vilain petit canard (Photo L. Zahn)

Pensant bien faire, j’ai finalement posé dans une ferme près de la B1 mais au portail cadenassé et s’en est suivi deux heures de hors piste pour me récupérer. Un vilain petit canard, je vous dis ! Bilan plus de 230 kms pour Laurent et 214 pour moi. Mon record de DL reste à battre.
Alors, le passage au rigide n’est pas encore au programme et pour moi, ce sera plutôt le retour au planeur un jour peut-être quand je j’aurai l’âge d’ Eric qui nous enfument tous grave avec ses 315 kms en triangle.

Bravo !

Louis

Photos namibiennes à partager...


Pour un éclairage à géométrie variable sur les visions du bush, en bas et en haut, une soixantaine de photos.

18 décembre : cross vent de cul... côté récup'

La météo annonce (encore) du vent. 35-40km/h ouest à 4000m… ça vous calme son pilote ça madame.
Seule solution, partir vent de cul dans le désert. Cette discipline étant synonyme de récup’ d’enfer, nous désignons deux volontaires qui de toute façon sont nuls en aller retour( !) et qui voient ici leur seule chance de briller quelque peu (m’en fout j’suis pas à côté d’eux dans l’avion du retour…).
Laurent et Louis s’y collent donc.

Grosse préparation, carte collée sur la speedbar, itinéraire aux petits oignons… ça peut pas merder !
En gros, l’idée et de se diriger su la ville de Keetmanshop, 200 km à l’ouest du Pad.
Laurent décolle le premier… ça n’a pas l’air d’une grande journée.
Louis teste ensuite la grande nouveauté de cette année qui fait fureur en Australie : le harnais-douche.
Cette averse n’est visiblement pas du goût du pilote en regard de son humeur légèrement « altérée » à l’attéro.
Thierry lui file un nouveau Camelback( !) et c’est reparti.
Plafond à 4500m… c’est parti mon kiki.
Thierry et moi leur filons le train dans « Car two » (ça fait plus sérieux, c’est le boss qui l’a dit…). Malgré le fait que Louis vole en Flex (désolé, pas pu m’en empêcher…), nous n’arrivons pas à les suivre, la piste étant de qualité « inégale ».
De plus, la radio de Louis est capricieuse et change de fréquence à tout bout de champ.
Le paysage est lunaire. De long passages ne sont posables que si l’on possède un licence de Fakir vieille de moins de deux ans….
Nous arrivons à Berseba, au pied du cratère du Brukkaros. « Magnifique… le plus beau jour de ma vie… » s’exclame Laurent à la Radio…


Le cratère de  Brukkaros (Photo L. Zahn)

Nous, les rampants, c’est à mi chemin entre le Paris-Dakkar et le Camel Trophy. Tenant le volant fermement, j’ai une pensée émue pour mon navigateur qui valdingue en tenant son Garmin du mieux qu’il peut. Si nous mollissons, la perte de contact est immanquable… fouette cocher !

Direction Keetmanshop. La piste s’améliore… l’allure forcit, nous dépassons Louis. Nous retrouvons Laurent posé à un kilomètre de l’aéroport… rayonnant et heureux !

Petite galère radio pour Louis qui nous informe finalement être en approche d’une ferme à 3 kilomètre de la B1… après avoir confondu une voie de chemin de fer avec une route (ça c’est le Pastis…).
En route donc pour une récup’ qui fleur bon la rentrée à temps pour le dîner…

2 heures plus tard… et après avoir ouvert une nouvelle route pour les amateurs de sensation forte en 4x4 et autre collectionneurs de rayures sur la carrosserie de voitures de location… toujours pas de Louis.
Toute bonne chose ayant un fin( !), nous finissons tout de même par le localiser, à 6km de la B1, au bout d’une route fermée par un gros cadenas. On discute le bout de gras avec le proprio qui nous donne la clé …. des champs.

209 km pour Laurent et 199 km pour Louis. Rentrés à 11h30… le dîner est toujours au chaud… on s’améliore

jeudi 17 décembre 2009

Photos

Le peuple réclame des photos: en voici quelques une que nous pouvons déjà vous jeter en pature:

http://picasaweb.google.com/LaurentZ6621/QuelquesPhotosNamibie#

mercredi 16 décembre 2009

La Namibie… faut être prudent !



Cums d’enfer, plafonds de malade, remorquage de rêve, bouffes gargantuesques… ne croyez pas que l’on s’amuse tous les jours !

Il suffit d’un léger problème de récup’…




D’un camelback rempli seulement à moitié….
Pour que la déshydratation fasse son œuvre…



Malgré un (vigoureux !) massage cardiaque et un bouche à bouche soutenu, nous n’avons malheureusement pas pu réanimer l’infortuné et imprudent pilote.

Le boss n'a pas l'air content...




… demain, moins de vent = moins de déconne ;-)

mardi 15 décembre 2009

Fête du 14 décembre...


Tension sur le "pad", ordres qui fusent, jurons pour une radio qui marche mal, 36°C, 4 couches de vêtements, canule oxygène qui blesse le nez, harnais de 24 kg sur le dos... Pauvres hannetons.

Enfin libération de l'enfer : la 6-pales à 80m qui rugit, la ligne qui se durcit sous la rage de l'ulm, je caracole à 70 km/h, traverse le rideau de poussière, à 3 mètres sol. Jubilation.

Pas pour longtemps. Soudain, la ligne est détendue, l'ulm est sous moi, le câble me tire en piqué. Irrattrappable.

Je largue. 2 secondes, l'ulm est à ma hauteur, mon Atos hors de contrôle, je fonce dessus. Manoeuvre de dernière chance, mais le ruban rouge de milieu de ligne se matérialise devant moi. Ouf, passé. Turbulence qui m'envoie en piqué à 10 m/s. Juste ne pas se laisser arracher de la barre et espérer que le tumbling ne se fasse pas... Tout est trop violent et je me dépêche de dégager hors de ce tambour de machine à laver. Sueur.

5 min plus tard, plus calme dans une ascendance à dimension humaine, je réponds à Fred qui demande la destination "Sais pas ce que je fais, laisse moi reprendre une respiration..."

L'appel de l'air libère vite l'adrénaline excédentaire ; taper "go to Helmering" sur le vario et on y va.

Le Schwarzrand joue les fusées Ariane et me satellise à 5800m. -2°C, le nez coule, la nuque est duloureuse, tout le corps tremble. On est là pour ça ... j'essaye de synchroniser la respiration sur les impulsions d'oxgène rythmées dans la canule.

Il faut tenir encore plusieurs heures. Détendre les épaules, laisser voler le plus possible sans corriger toutes les embardées. Regarder. Le bush est immense, jaune et gris par les ombres des cumulus. La visibilité est stupéfiante. A l'ouest, on voit les sables du Namib, pourtant à 50 km. A l'est, le Kalahari est trop loin, mais je sais que ce haut-plateau sans fin y aboutit.

Une heure et demie quasiment "en dauphin"sans perdre la cote 5000 et Helmering est virée.

Longue remontée, rassembler les forces et chercher les restes de volonté au fond du corps secoué de tremblements. Se forcer à boire, malgré le froid et l'ankylose. Heureusement, le tube du Camel Bak ne gèle juste pas. Bientôt, l'oxygène s'arrête : j'ai fait trop long à plus de 5000 et j'ai tout aspiré ; pas grave, le pad est à portée de plané, j'exulte...

Encore 2 jambes vers la C14 et vers Maltahöhe, le soleil de 19 heures rase un bush balayé par une brise de 40 km/h. Déjà 6 heures 40 en l'air, il faut stretcher les jambes hors du cocon pour poser sans casse, ouf !

245 km, 5800 m d'altitude. Jamais volé si loin, si haut, si longtemps.

D'autres ont bouclé plus loin encore, mais chacun a gagné son combat contre l'épuisement, le froid, les doutes, le découragement. Trop beau !

14 décembre: la totale ;.)

Herr General Pignet nous l'avait prédit... 3/8 de cums et des plafs d'enfer... c'est LE jour.

Je vous passe l'immuable cérémonial du matin... tout le monde sur la Pad à 10h.
Peu de vent... les ailes se montent sans les jurons habituels.
Tout à coup... tel le Suricat en alerte, Louis hurle "Duuuuuuust".
Tout le monde se jette sur son aile. La bête zigzague sur le Pad avant de choisir sa cible... nous!
Un nuage de poussière nous recouvre un instant... Une fois dissipé, le constat est brutal... quille cassée pour Laurent.
Heureusement (désolé!) l'aile de José est disponible et elle est rapidement (enfin pas autant qu'on le voudrait...) prête à l'emploi.

Tout le monde se met en l'air avec plus ou moins de bonheur... après deux décollage, une remontée de 100m/sol, René renonce, pourchassé par la scoumoune.


Ciel namibien... le vrai!

Les autres frôlent le paradis, des plafonds à plus de 5800m et des records personnels qui tombent comme des mouches.

Bilan:
Eric Knopfel: 315km, 5670m de plaf
Yvan David: 281 km, 5850m de plaf
Laurent Zahn: 270 km, 5800m de plaf
Thierry Guignard: 230 km, 5700m de plaf

Tous les vols ici

L'ancêtre nous à mis donc, à nouveau, une sévère raclée. Va falloir qu'on revienne dans 10 ans pour qu'il nous laisse une chance... peut-être.


Eric... le héro du jour!


Les photos suivent... dès que Laurent sera rentré de sa chasse à la Speedbar (grande spécialité namibienne).

dimanche 13 décembre 2009

12 décembre… lost in the desert !

Belle… et longue journée !Rentrée Burgsdorf à 2 h du matin… les héros( !) ont la mine défaite.

Retour arrière…
Décollage du Pad assez tard vers 14 heures, toujours à cause du vent fort sur le déco.

17 minutes plus tard, j’annonce 4500m verticale du Pad… la récompense pour un remorqué « musclé ».
Mon « meilleur ennemi », Laurent Zahn, me rejoint rapidement… c’est tout bon pour le moral.

Remorqué by Fred Pignet... 3 p'tits tours et puis je largue

Comme convenu (visiblement pas avec tout le monde !) nous décidons de re tenter la balise de la C27.
Cheminement classique et rapide. Arrivés sur la balise, magnifique pompe qui nous propulse à près de 5300m.
L’oxygène fait son œuvre, ça me « pschitt » sévère dans les narines.

Les "aigles assoiffés de km" (Photo L. Zahn)

Petit briefing entre amis … mais à + de 5000 l’option est claire… on fonce sur la C27 en direction d’Helmeringhausen, comme convenu… (je me répète mais c’est volontaire).
Nous suivons de concert (je me la pète pour nos amis gaulois…) une jolie chaîne de montagne « bien de chez nous » et qui devrait nous permettre de rejoindre la deuxième balise les doigts dans la bouche… les narines étant occupées par les canules.
Au bout de 5 minutes à –4 m/s, l’ambiance devient « pesante ». « … Laurent de Yvan… tu choppes quelque chose toi ? »   « Que d’alle… c’est la m…. »
D’aigles du désert assoiffés de distance, nous retombons dans la catégorie « fer à repasser en carbone ».
J’ai beau essayer tous les trucs qui m’ont sauvés de nombreuses fois… nada… zéro pointé ! Nous nous trouvons dans une masse d’air cliniquement morte… encéphalogramme plat… rien à faire.
En plus, ça à l’air de méchamment souffler au sol, je suis à l’arrêt sur la C27.
Pas de risque inutile, je vise une petite habitation qui m’a l’air accueillante. Je fais signe au propriétaire qui me répond d’un signe amical. Après le coup de la bouteille de Coca, voilà maintenant qu’ils nous envoient des espèces de trucs qui volent…. Ils sont fous ces blancs… doit-il se dire.
Concentration… volets… petits S et je pose comme un fleur.
La fleur, elle est quand même bien emm… avec 35-40 km/h de vent. Le VR étant connu pour sa remarquable facilité à plier dans le vent fort… je ne suis pas inquiet du tout ! Par prudence, je m’extrait de mon cocon en maintenant l’aile dans le vent.  Une demi-heure plus tard, j’y suis parvenu… 
Après une élégant entrechat, j’arrache le capot de nez et j’empoigne la bête par le ridoir… tout va bien ! Il n’y a plus qu’à attendre que le vent baisse pour mettre une aile sous le vent.
2 crampes et 20 minutes plus tard, le schmilblick n’a pas beaucoup avancé. Heureusement, l’autochtone à repéré ma détresse et s’approche de moi.


Fer à repasser en carbone méditant sur son avenir incertain (Photo L. Zahn)

« … Excusez-moi mon brave… Vous serait-il possible de me sortir de ce mauvais pas en tenant l’extrémité de l’aile ? »  Un sourire édenté et trois claquement de langue plus tard, je dois me rendre à l’évidence… ce brave homme ne parle, curieusement, pas le français. Mon bushmen étant quelque peu rouillé, je luis fais les signes nécessaire et tout se passe bien.
Repliage type Kamasoutra… une position pour l’aile gauche, une autre pour l’aile droite… et ainsi de suite.

Je finis juste à temps pour assister Laurent qui me rejoins après une rude bagarre contre les éléments. Il annonce à la tour (moi donc…) qu’il lui est impossible de sortir le train… zip harnais bloqué.
Pas le temps de faire un tapis de mousse carbonique… il faut improviser ! Heureusement, avec ce vent il pose à l’arrêt et je peux l’attraper sans problème.
J’assîtes dès l’ors, impuissant, à « l’éclosion » de la chrysalide « Aerosdemerde ». Les contorsions de l’animal sont pathétiques, il a l’air de souffrir. Au bout d’une éternité, le papillon s’extrait enfin de son cocon blanc nervuré de noir (pub !). La chenille ne devait pas être très fraîche car le papillon n’a pas l’air tout jeune… Barbu, fatigué, t-shirt troué et grand sourire… pas de doute, il s’agit bien du célèbre « Laurenzanus simplex », véritable cauchemar des entomologistes.
Pliage de l’aile en vitesse car la récup’ est déjà en route !
5 heures plus tard, nuit tombée, il faut se rendre à l’évidence… y’a un blème.
Nous organisons les tours de garde (à cause des chacals) et s’installons pour la nuit. Nous sommes aux anges… perdus dans le désert sous le ciel étoilé. Une seule ombre au tableau… Fred doit se faire un sang d’encre et sillonner le pays pour nous trouver.
11h15… frshht… Frsssht… Laurent de Romain … Laurent de Romain… tu me reçois ?
La cavalerie (120 chevaux nippons…) arrive. Je vous passe le « doux babille » qui s’en suit pour le cas où des enfants me liraient… Fred laisse donc éclater son soulagement ;-)

Retour à la ferme à 2 h du mat’ après avoir raté 35 lapins, 2 springbox et 3 grandes antilopes.

Le débriefing aura lieu … ultérieurement !

samedi 12 décembre 2009

11 décembre: aux portes du désert

Journée sans cums again... dur dur pour les p'tits suisses.

Afin de varier un peu le menu, nous (enfin... Laurent et moi) décidons de nous aventurer plein ouest... vers le désert.
Debout aux aurores (le bagne je vous dis...) malgré le fort vent du nord. Arrivés au Pad, l'ambiance mollit un peu. Personne n'a envie de déplier et de voir son aile se retourner... stand by.

13h, comme prévu le vent baisse et nous déplions les bêtes. 14h, tout le monde est en l'air.

Direction plein ouest, comme prévu. C14 à 3600m, Eric, Laurent, René et moi nous regroupons pour "l'assaut".


René et sa position "Vintage" ;-)

Ça marche pas trop en direction de l'ouest, Eric (comme quoi on lui aurait délibérément caché notre balise... et patati et patata...) renonce, tout comme René qui nous fait un point bas Namibien (très bas, puis remontée à 4000m).

Nous nous retrouvons donc Laurent et moi (étonnant non...), le nez dans la barre de contrôle les yeux rivés sur la flèche indiquant la direction de la balise. Côte à côte en transition, j'en ai les frissons tellement c'est beau.


La lune (Photo L. Zahn)

Je prends à gauche du col, lui à droite. Bingo pour moi, plaf à 4200m... le paysage s’aplatit. Je m'avance vers la balise. Le panorama devient grandiose... ça ressemble à la planète Arakis (pour ceux qui on lu Dune...).


Les portes du désert (Photo L. Zahn)

Je m'avance sur le désert, mais ça ne sent pas "l' Epice" (toujours Dune...) mais plutôt le sapin. -6, puis -8 m/s, mon VR se transforme en parapente (zut... j'avais pourtant promis...). Mais comme dis Fred, plus ça descends fort, plus ça doit monter fort... quelque part!


Votre serviteur (Photo L. Zahn)

Le problème c'est bien le quelque part… ça peut être n’importe où !
Prudent, je me replie sur le col où de petites reliefs me semblent « accueillants ». L’acceuil est mitigé, cocon ouvert, je contacte Fred pour lui annoncer ma galère. « ça va remonter, me dit-il… c’est sur… ».
Je commute sur « vol Jura » et je tourne tout ce qui monte. Ca paye et je me refais dans la douleur… 3200m je respire un bon coup d’oxy (merci Patrick) et ça repart. Je fonce plein pot sur la pompe de tout à l’heure… elle est toujours là cette brave petite.
C’est du lourd ! 8m/s affichés… ça c’est de la grande main qui te propulse dans le ciel (copyright Fred Pignet).
Plafond 4450m, le monde est à moi… en fin surtout la finesse pour atteindre l’attéro.
Juste le temps de décommander la récup’ et je fonce sur le Pad.

Au final, pas de grosse distance (117 km) mais des paysages à couper le souffle et de l’adrénaline à gogo… que demande le peuple.

Cette fois, Eric (71 ans pour ceux qui l’auraient oubliés…) met une petite pâtée aux « p’tits jeunes » grâce à un vol plus conservateur de 123 km.

jeudi 10 décembre 2009

10 décembre: De Bleu de Bleu !

C'est bon, le vent s'est calmé et à 10h pétantes tout le monde est sur le Pad, prêt à en découdre avec ces p... de thermiques bleus.
La météo n'annonce pas le moindre cum. Ça va être du vol à l'aveugle... avec pour toute canne blanche ce bon vieux Flytec.


Hendrick, notre "garçon de piste" est aux petits soins pour nous! (Photo L. Zahn)

René décolle en premier et "croche" sans problème. 
Décollage de votre serviteur, "légèrement" en crabe. Pas de problème, le remorqué de Fred est parfait. Le plafond n'est qu'à 2700m... dur... dur.
Malgré cela, tout le monde fonce au sud, la tâche du jour étant Helmringhausen et retour. Comme d'hab' je joue la prudence et me retrouve en queue de peloton. Je rame comme un malade pour rattraper la meute au km 55.
Ça sent le sapin pour René qui pose au Km 60. Fort de se semi échec, un vent de prudence souffle sur la meute... Et si on rentrait? Goto Burgsdorf!


Eric a failli nous mettre la pâtée... (Photo L. Zahn)

En transpirant un peu, tout le monde rentre. Le trafic radio devient "discret"... tout le monde sort sa botte secrète pour "niquer" ses petits camarades.
A ce petit jeu, Laurent tire son épingle du jeu devant Eric et mécolle, Thierry boucle également... à la tombée de la nuit.. 
Plus de 6 heures de vol, des plafonds à 4200m, belle journée donc.

Nous dédions nos vol à notre José favori qui vole aussi... mais en Business et en direction de la Suisse.

La météo annonce du tout bon pour les prochains jours ... stay tuned ;-)

mercredi 9 décembre 2009

Film d'un remorquage

Voilà 4 jours qu'on est cloué au sol. On en a donc profité (entre deux coupures d'internet...) de charger un film de remorquage. Avec notre baron rouge - Fred Pignet - au commandes de son fougueux ULM: